Pour contacter Soda, cliquer sur "Contact" en bas de la page.
Chère et belle inconnue,
Voici donc, chère et belle inconnue, un blog qui t’est dédié. Si j’ai mis ce blog en ligne, c’est, bien sûr, pour ne pas que tu le demeures, inconnue. Tu as vingt ans, ou quarante-cinq, tu as des rondeurs ou tu es mince, tu es typée européenne ou de partout ailleurs. Tu n’es pas une, bien sûr, mais toutes les femmes que je ne connais pas, ce qui en fait beaucoup.
Celles qui ne me le sont pas, inconnues, il n’y a pas tant que ça. Un de ces jours je te parlerai d’elles ; ou peut-être sur plusieurs jours, en attendant que tu te manifestes. Car ce que j’espère, bien sûr, ce que tu m’écrives et avoir l’occasion de te connaître.
Le blog commence à Les enfants ont aussi des fantasmes
Bisous à toi
Soda
Chère inconnue
Après la séparation avec Pascale, pour nouvel an, j’a décidé de partir une semaine ou deux dans mon pays d’origine pour m’aérer les idées auprès de ma famille. Une cousine (pas P, une autre ; j’ai beaucoup de cousins et des cousines) m’a présenté Elena. On est tous les trois sortis en boîte, ma cousine nous a laissés parce qu’elle travaillait le lendemain. Elena était brune, ronde, mais très bien proportionnée ; nue, vraiment très jolie, avait un visage plein et sympathique, elle était rieuse, bref, une fille franchement bien. Mais au lit, ça n’a pas été du tout, on n’était pas du tout synchrones. Puis, elle ne voulait pas que je la fasse jouir avec la langue, elle m’arrêtait à chaque fois qu’elle était sur le point de s’envoler pour le septième ciel. Ca a dû perturber mes réflexes.
A mon retour, j’ai attendu Laetitia jusqu’à la grosse claque à la suite de laquelle un pote m’avait conseillé d’écumer Internet. J’ai ainsi rencontré Nathalie, qui cherchait une fille pour elle et son amant et qui disait ressembler à Catherine Zeta-Jones, rien de moins. On tchatait bien, elle n’avait pas froid aux yeux, tout se passait à merveille. On s’est échangé des photos … elle n’était pas vilaine, mais la ressemblance avec Zeta-Jones était tout sauf évidente. Passons. On a convenu d’un rendez-vous à un arrêt de bus, et on verrait bien ce qu’on ferrait. Je l’ai attendue, elle est venue et s’est tout de suite jetée à mon cou pour m’embrasser ; elle était très grande, un peu robuste, pas de déception par rapport à sa photo si ce n’est qu’elle était assez vulgaire, aussi bien son visage que sa démarche. Pas grave, on s’est un tout petit peu baladés sur les quais, mais toutes ces conversations sur le tchat nous avaient tout autant émoustillés l’un comme l’autre, donc, on est vite rentrés chez elle et on a fait l’amour furieusement. On s’est ainsi vus pendant plusieurs semaines et, bien que nous n’étions amoureux ni l’un ni l’autre, ça se passait à merveille. Il nous arrivait même de jouir en même temps, c’était la première fille avec laquelle ça m’arrivait. Son amant, elle l’a vite lourdé et par le même biais que moi, elle avait rencontré une autre fille avec laquelle il ne s’est presque rien passé le temps où on s’est fréquentés, juste quelques pèles. On a parlé d’un plan à trois ; malheureusement, ça ne s’est jamais fait. C’était assez agréable comme relation, du cul sans se prendre la tête ; ça faisait du bien de satisfaire ma libido tout en laissant les neurones se reposer. Il était clair que cette histoire n’allait pas mener bien loin, mais ça faisait vacances. D’ailleurs, on était en été. Nathalie m’a expliqué qu’elle était mariée en instance de divorce, sans enfant, et appréhendait beaucoup de passer devant le juge. La date s’est approchée, à dix jours du jour fatidique, elle a cessé de me prendre au téléphone. Après que je lui aie laissé quelques messages, elles m’a envoyé un texto pour me dire qu’elle était très nerveuse à cause de ce divorce et qu’on se reparlerait après. J’ai donc laissé passer la date, mais il n’y a pas eu moyen de lui reparlé. Au bout d’un moment, j’ai donc laissé tomber et je n’ai plus cherché à la contacter jusqu’à janvier, où je lui ai souhaité la bonne année. Elle m’a alors envoyé un texto pour me dire qu’elle était amoureuse comme jamais et en me souhaitant bonne chance pour la suite.
Sur Internet j’ai aussi rencontré Mona, une suissesse de Genève dont le père était égyptien et, profitant que ma sœur avait aussi déménagé à Genève, je suis allé la voir. Elle était grande, une poitrine généreuse, belle et, surtout, d’une extrême gentillesse. Elle m’a raconté qu’elle avait vécu pendant sept ans avec un homme qui ne l’a pas touchée une seule fois. Il y a des gens, je te jure, qui sont vraiment bizarres. Cela étant dit, au lit, ça ne s’est pas très bien passé. Vraiment, le sexe, ça va ça vient, et le résultat est imprévisible. Il y a eu aussi qu’on a passé une semaine ensemble, jour et nuit, alors qu’on ne se connaissait presque pas. Je crois que ça a été un peu trop d’un seul coup et de retour à Paris, je me suis dit « ouf ! » Elle m’a envoyé un gentil texto auquel je n’ai répondu qu’un an plus tard, par une longue lettre dans laquelle je lui demandais de m’excuser pour ce long silence. Elle ne m’a pas répondu. Je le comprends. Et je m’en veux.
Deux trois mois plus tard j’ai rencontré Marie-Claire, qui est certainement ma principale relation de mon après-Pascale, sur Internet, mais pas sur un site de rencontres. A l’époque je fréquentais beaucoup un forum de discussion dont l’objet était tout autre que les rencontres ; d’une certaine façon, ce forum était jumelé avec un autre forum, à la vocation semblable. Et on a été plusieurs à décider de se retrouver dans le patelin de l’un des forumeurs où avait lieu un festival. Marie-Claire fréquentait l’autre forum et m’a bien plu. Elle est un chouilla plus âgée que moi, pas très grande, mince, un visage osseux, jolie, elle fait penser à Katharine Hepburn. Ca ne s’est pas bien passé entre les uns et les autres, et moi, comme souvent dans ce genre de cas, comme j’ai tendance à bien m’entendre avec tout le monde, je me suis retrouvée le cul entre deux chaises. Marie-Claire, donc, je l’ai remarquée, m’a plu, mais on ne s’est parlé vraiment que le dernier soir, où on s’est pris dans les bras, et on s’est embrassés. Mais en raison des problèmes diplomatiques et ses répercutions sur les endroits où on se logeait, on n’a pas pu passer la nuit ensemble. De retour moi à Paris, elle à Lyon, on a vite repris contact et une semaine plus tard elle est venue me rendre visite. La première fois qu’on a fait l’amour j’ai trouvé cela agréable, mais elle a dit qu’elle n’avait pas eu son compte. J’apprécié qu’elle me le dise, on ne peut pas toujours tout deviner. La fois suivante, donc, je me suis appliqué et par la suite ça a été féerique ; c’est que fifille est une artiste de la chose et, en particulier lorsqu’il s’agit de tailler des pipes. Jamais on ne m’a sucé comme elle, et, cerise sur le gâteau, elle avale. Tu dois te dire, chère inconnue, ce que c’est que cette obsession des hommes pour que les filles avalent. Mais c’est que c’est très, très, très … agréable. Tu ne peux pas comprendre.
Marie-Claire était tombée amoureuse de moi dès le festival, et même, à ce qu’il paraît, tout de suite en me voyant. Tout le monde m’a dit par la suite que ça se voyait comme le nez au milieu du visage. Le seul à ne pas l’avoir remarqué c’était moi, je ne l’avais draguée qu’avec l’idée de tenter ma chance. Il y a clairement quelque chose qui cloche sur la façon dont j’aborde mes rapports de séduction avec les femmes. Quant à moi, eh bien, Marie-Claire avait tout pour me plaire, d’ailleurs je ne pense que du bien d’elle, je la trouve adorable, d’autant qu’elle est vraiment gentille, et je l’aime vraiment bien. Mais l’aimer tout court, non. Et pourtant j’aurais voulu, je le veux même très fort. Au même temps, je n’ai pas envie de refaire la même erreur qu’avec Pascale et commencer une relation avec quelqu’un juste parce qu’elle me plaît bien. J’ai préféré le lui dire, franchement : « je ne suis pas amoureux de toi. » Elle est quand même venue plusieurs fois à Paris pour me rendre visite, et à chaque fois j’ai pris autant de plaisir à dormir avec elle. Mais je crois que maintenant c’est passé, elle n’est plus amoureuse de moi. Ca vaut mieux. N’empêche, la vie est quand même mal fichue.
J’ai encore rencontré une fille dont je ne dirais pas le prénom, parce qu’elle doit être la seule au monde à le porter. Disons qu’elle s’appelle A. Je l’ai rencontrée à une soirée, c’est un pote qui me l’a présentée, et m’avait demandé de lui rendre un service par rapport à son métier, équivalent au mien. Ca supposait que je me déplace là où elle travaillait, puis, plus tard, qu’on vienne travailler chez moi. Entre les deux, un jour, on a été prendre un pot, et finalement je l’ai invitée à dîner. Et c’est au cours de ce dîner que je l’ai draguée, en prenant sa main. Elle était très surprise, elle ne s’y attendait pas du tout. Sur le moment, je me suis dit, et je me dis toujours, qu’il y avait vraiment un problème avec ma technique pour draguer les femmes et qu’il va falloir que je mette au point quelque chose d’un peu plus rationnel. Ce soir-là c’en est resté à quelques bisous ; quelques jours plus tard, puisqu’elle devait venir chez moi, j’ai préparé à dîner, on a fait ce qu’on avait à faire puis on est allés au lit. Et depuis, rien ; jamais répondu à mes messages sur sa boite vocale, à mes textos, à mes mails. De là à penser que la seule chose qui l’intéressait était que je lui rende ce service à l’œil …
Sur Internet j’ai encore fait une rencontre, Pascale M. C’est elle qui a remarqué ma fiche et qui a pris contact avec moi. Sur sa photo elle était ravissante ; elle est typée européenne avec un je-ne-sais-quoi d’asiatique. Les mélanges sont rarement ratés ; là où j’ai vu le plus de jolies filles au mètre carré est certainement à Agadez, dans la moitié nord du Niger, où les gens sont un mélange de noir et d’arabe. En plus, au Niger, les gens sont adorables. Sur MSN, bonne nouvelle, elle n’aimait pas les messageries instantanées et voulait passer le plus rapidement possible à la rencontre. La façon dont elle parlait d’elle-même donnait l’impression que j’avais à faire à une bourgeoise aux principes bien arrêtés et un goût assez rigide (par exemple, quand je lui ai évoqué le mec de Laetitia avec ses tatouages et ses piercings, elle s’est exclamée « quelle horreur » avec cinq points d’exclamation), elle avait quarante-deux ans. En même temps, j’avais le sentiment que son discours était quelque peu contradictoire, comme si elle cherchait à se convaincre qu’elle voulait quelqu’un et, en même temps, elle mettait des critères impossibles. Il a fallu un assez long échange de textos et de coups de fil avant de se mettre d’accord sur une date, une heure et un lieu de rendez-vous. J’ai même pensé à un moment qu’elle cherchait à me tester (ce que les femmes peuvent inventer peut être tellement bizarre qu’il ne faut s’étonner de rien) de sorte qu’à partir de quelques bribes d’informations qu’elle m’a donné, j’ai pu repérer son lieu de travail et j’ai envisager de l’attendre à la sortie. On s’est donc vus et dîné ensemble, et la conversation c’est très bien passé. A un moment donné, elle m’a fait « je suis charmée » peu de temps avant de coller ses lèvres sur les miennes et pousser sa langue dans ma bouche. Elle s’est assise à coté de moi, on s’est tripotés puis on est descendus dans les toilettes où on a été un peu plus loin, pas tellement plus, parce que l’endroit était assez exigu, mais assez pour que je puisse voir un tatouage sur ses fesses. Elle m’a appris que le sexe avait beaucoup d’importance pour elle. Plus : elle était soumise ; elle adorait qu’on lui donne des fessées, qu’on la fouette, qu’on l’attache, qu’on l’humilie. L’heure est arrivé pour que l’on rentre chez soi ; elle vivait en banlieue. Je l’ai donc accompagnée jusqu’à la gare de Saint Lazare où il a fallu attendre longtemps son train. Nous nous sommes assis à un quai, l’un à coté de l’autre, puis elle s’est affalée sur mes genoux ; je lui ai caressé le dos, descendu la main plus loin, jusqu’aux fesses, jusqu’au trou du cul, et commencé à jouer avec ; et elle a fini par jouir. On en apprend tous les jours ; tu me diras que décidément, je sais bien peu de choses, et le fait est que je ne savais pas que l’on pouvait jouir par le trou du cul.
Une fois chez moi, à deux heures du matin, elle m’a appelé, elle voulait que je lui raconte un scénario. Peu de choses sont si éloignés de mon univers fantasmagorique que le sado-machosisme, mais j’ai déjà eu à raconter ce genre de scénarios, et je lui ai donc inventé une histoire au cours de laquelle je l’attachais à mon lit et alors que je suis en train de la fouetter avec une cravache (« ah oui, bonne idée, a-t-elle fait, il faudra qu’on achète une cravache ») il y avait un couple d’amis qui arrivait. Et pendant que l’un la prenait par devant, l’autre par derrière, la fille s’asseyait sur son visage et Pascale M lui léchait le trou du cul. Tout ça sous une pluie d’injures, de grossièretés et de coups de cravache virtuels. Ce qui est bien avec les fantasmes et les scénarios c’est qu’on a pas besoin de se préoccuper de crédibilité ni de faisabilité, mais à vrai dire, ça fait longtemps que les scénarios ne m’amusent plus. Ce qui est bon avec une fille, c’est de coucher avec elle ; le reste, j’ai envie de dire, c’est de la littérature ; ou du cinéma, c’est selon. Pascale M avait l’air d’apprécier et, en tout cas, c‘est ce qu’elle a dit, elle a fini par jouir.
Pascale M n’était pas tout à fait le genre de fille que je cherchais, mais comme je n’ai pas une idée très précise, et même pas précise du tout, de ce qu’est la fille que je cherche, que je suis toujours partant pour essayer des nouvelles choses et que, en dehors du sexe, ça s’était bien passé entre les deux, j’avais bien envie de continuer à la voir. Elle devait partir en vacances avec ses enfants et on devait se voir à son retour. A partir de la date de retour qu’elle m’avait donné j’ai essayé de la joindre, sans qu’elle ne décroche ni ne réponde à mes messages. Quelques semaines plus tard elle m’a envoyé un texto en disant « inutile d’essayer de me contacter, je ne te répondrai pas ». J’ai répondu au texto en disant que je trouvais ses manières fort peu élégantes, et a encore répondu : « je ne te dois rien. » OK, exit Pascale M.
Et, comme dirait l’autre, jamais deux sans trois. Au lendemain de ma rencontre avec Pascale M, un pote m’a présenté une fille à un bistrot, une fille encore au prénom trop rare pour que je te le dise ici ; disons qu’elle s’appelle B. Après quelques heures de bières on est sortis dans la rue, les deux voulaient se fumer un pétard. En marchant pour trouver un coin tranquille, on est passés près de chez moi et je leur ai proposé de monter dans mon humble studio pour qu’ils se le fument, leur pétard. Elle était beaucoup plus jeune que moi, grande, blonde, cheveux longs, très mince, des tout petits seins ; habillée, on les distinguait à peine. Un petit joli visage à la mâchoire bien dessinée. Ils sont restés jusqu’à trois heures du matin où le pote est parti, mais elle est ostensiblement restée chez moi. Difficile de passer à coté du message ; on a fait l’amour jusqu’à sept-huit heures du matin, on s’est endormis et, en nous réveillant, on a recommencé. Puis elle est partie en disant qu’elle allait partir une dizaine de jours en vacances – oui, oui, elle aussi – et qu’on se reverrait à son retour. C’était au mois d’août, j’attends toujours. A part quelques textos pour dire « pas encore, pas encore, » rien, pas moyen de la revoir.
Ca commence à bien faire ces filles qu’on voit une fois puis, plus rien. Pas même un pot.
Enfin bref. B est la dernière fille que j’ai connue à ce jour. Je ne manquerai pas de t’en annoncer d’autres éventuelles filles, sauf, évidemment, si elles ont vent de ce blog et qu’elles m’interdisent de parler d’elles.
Bisous, belle inconnue
Soda
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||
Commentaires